De la fraîcheur quand il fait chaud
Les arbres font de l'ombre et rafraîchissent l'air autour d'eux. Un vrai plus à côté des écoles et du parascolaire, lors des étés de plus en plus chauds. C'est l'une des mesures du plan climat de la commune.
Au Chaucey, 2'400 m² de prairie communale pourraient devenir un jardin-forêt : des arbres fruitiers, des petits fruits, de l'ombre en été et un lieu que les habitants et les élèves feraient vivre ensemble. Voici ce qu'il apporterait à Coppet.

Ce que Coppet y gagne
Les arbres font de l'ombre et rafraîchissent l'air autour d'eux. Un vrai plus à côté des écoles et du parascolaire, lors des étés de plus en plus chauds. C'est l'une des mesures du plan climat de la commune.
Un « canapé végétal » pour accueillir une classe, des panneaux didactiques, des plantations faites avec les élèves. Les écoles du Chaucey, de Necker et des Rojalets et l'accueil parascolaire soutiennent le projet.
Pommes, poires, prunes, abricots, figues, cassis, groseilles, et des fruits plus inattendus comme la grenade, le kiwaï ou l'amande. Récoltés par le collectif, les enfants et les habitants.
Des bancs, des tables, des chemins accessibles en fauteuil roulant, des potagers. Un endroit où se croisent élèves, parents, retraités et jardiniers.
Haies, arbustes, fleurs, tas de bois et de pierres, nichoirs et hôtel à insectes : oiseaux, papillons et pollinisateurs trouvent gîte et nourriture en plein village.
Le secteur est exposé à des inondations temporaires lors de fortes pluies. Un sol couvert et planté laisse mieux l'eau s'infiltrer qu'une prairie fauchée, sans engrais ni pesticide de synthèse.
Un jardin-forêt, c'est quoi ?
On plante sur plusieurs étages, comme dans une jeune forêt ouverte : des arbres en haut, des arbustes à petits fruits au milieu, des plantes vivaces et aromatiques au sol. Les plantes s'entraident, le sol reste vivant, et une fois installé le jardin demande peu d'entretien.
C'est un espace vert cultivé : la parcelle reste en zone d'utilité publique et la commune garde la main sur son usage.
Deux jardins-forêts de ce type existent déjà : le jardin-forêt d'Eos à Eysins, et celui des Morettes à Prangins, créé derrière l'école à la demande de la commune.
Les plantes pérennes repoussent chaque année : pas de labour, pas de semis à refaire, et moins d'entretien à mesure que le jardin grandit.





Ce qu'un jardin-forêt offre après quelques années : fruits, petits fruits, fleurs et abris pour la faune.
Un projet né à Coppet
En 2021, lors des ateliers du plan énergie et climat communal, une soixantaine d'habitants ont retenu la création de jardins-forêts parmi leurs priorités.
La fiche-action n° 3 du plan climat de Coppet, comme les autres actions du plan, a été validée par le canton puis par le Conseil communal.
Les écoles du Chaucey, de Necker et des Rojalets et l'accueil parascolaire Croc et Passerelle ont soutenu le projet pendant toute l'étude.
Quatre sites comparés en 2024, une analyse de sol et des devis d'entreprises.
Le 31 août 2026, le Conseil communal a accepté le crédit, sur proposition de la Municipalité et avec le soutien de la commission du développement durable.
Au Chaucey, concrètement

Une trame d'espèces indigènes (chêne, charme, noisetier, prunellier, aubépine, cornouiller, saules) et des fruitiers courants (pommiers, poiriers, pruniers, pêcher, abricotiers, figuiers, cassis, groseilles).
S'y ajoutent des espèces adaptées aux étés plus chauds : amandier, mûrier blanc, grenadier, olivier, feijoa, néflier du Japon, kiwaï.
Aucune espèce de la liste des plantes envahissantes du canton de Vaud ne sera plantée.
Pour se faire une idée
Le jardin-forêt des Morettes a été planté à partir d'octobre 2024 avec les élèves, leurs enseignants et une vingtaine de bénévoles : plus de 500 plants, plus de 100 essences. C'est l'exemple le plus proche de ce qui est prévu au Chaucey.
Les surfaces sont couvertes quelques mois avant la plantation.
Arrosage à la plantation, suivi des jeunes plants, plantations complémentaires.
Tonte des chemins, taille occasionnelle et récoltes, avec le collectif.


Le coût, en clair
Un crédit unique de CHF 173'000, amorti sur 10 ans. Pour environ 3'250 habitants, cela représente un peu plus de 5 francs par personne et par an.
CHF 173'000 TTC, dont un tiers pour les arbres, arbustes et petits fruits. Le reste couvre le mobilier, les clôtures, les chemins, l'eau et la mise en place du collectif.
Au plus CHF 12'000 par an pendant les trois premières années. Ensuite, la commune tond les chemins et le collectif fait le reste.
Budget communal, avec des subventions cantonales recherchées pour alléger la facture. Les travaux sont confiés à une entreprise de la région.
Détail poste par poste : préavis municipal 01/2026-2027, publié par la commune. Population : Office fédéral de la statistique, 2024.
Et les jardins potagers ?
Les six potagers communaux actuels devront de toute façon quitter la parcelle, car la future salle de gymnastique sera construite à cet endroit. Le jardin-forêt leur offre une nouvelle place : des potagers délimités, avec compost et point d'eau, ouverts en priorité aux jardiniers actuels et aux personnes en attente d'un jardin.
Une pétition des jardiniers a été déposée ; la Municipalité a annoncé une discussion avec eux pour trouver la bonne surface.
Questions fréquentes
Les questions qu'on se pose le plus souvent en découvrant le projet.
Oui. Le projet a été dessiné pour cette surface, et le jardin-forêt d'école de Prangins, qui fonctionne bien, est plus petit.
Quatre sites ont été comparés. Celui-ci est juste à côté des écoles et du parascolaire, accessible à pied et en fauteuil, communal et en zone d'utilité publique, avec une prairie et un sol de grande qualité. Il y a aussi peu de voisins directs.
Le terrain est ensoleillé : c'est ce qui permet aux fruitiers de produire, et ce sont les arbres plantés qui créeront peu à peu de l'ombre.
Le projet n'est pas limité dans le temps. Un collectif d'habitants, d'écoles et de bénévoles se constitue dès le départ, encadré par une charte et un mandat de la commune ; les services communaux tondent les chemins. Et un jardin-forêt demande de moins en moins d'entretien en grandissant.
À partir de devis d'entreprises, détaillés poste par poste dans le préavis municipal. Les gros travaux sont confiés à une entreprise de la région, retenue pour son offre, et une partie du travail sera faite par le collectif, ce qui limite les coûts.
Une base d'espèces indigènes, des fruitiers courants et quelques espèces choisies parce qu'elles supporteront les étés à venir, comme on le fait déjà en agriculture. Aucune espèce de la liste des plantes envahissantes du canton de Vaud ne sera plantée.
Oui. Le laboratoire Sol Conseil à Gland l'a vérifié : moraine de fond et anciens dépôts lacustres, sans risque particulier. Forages cantonaux proches : sondage 9401 et sondage 7518.
Oui : un point d'eau public et un arrosage temporaire des jeunes plants sont prévus au budget. Pas d'irrigation permanente : une fois installé, le jardin-forêt se débrouille.
Non. La loi fédérale sur les forêts (art. 2 al. 3) exclut de la notion de forêt les jardins, parcs et espaces verts. La commune garde la main sur l'usage du terrain.
Je soutiens
Chaque soutien compte : plus il sera large, mieux le projet démarrera.
Ou directement par e-mail : contact@jardin-foret-coppet.ch